Des stagiaires de seconde en immersion à la DSDEN et au SDJES

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En ce mois de juin, la DSDEN des Pyrénées-Atlantiques et le SDJES ont accueilli dans leurs locaux cinq stagiaires de seconde venus de lycées palois. Ce stage de découverte de deux semaines a été pour eux l'occasion d'une véritable immersion au coeur des services de l'Éducation nationale. 

Rencontre avec le DASEN des Pyrénées-Atlantiques

« Lors de la première journée de stage à la DSDEN, nous avons eu l'occasion de rencontrer l'inspecteur d'académie, M. Malroux, qui nous a rappelé les objectifs de cette intégration dans le monde professionnel pendant deux semaines. Il nous a ensuite expliqué en détail le rôle et le fonctionnement de la DSDEN. Nous avons également revu certaines notions géographiques sur l'académie de Bordeaux. Enfin, afin de marquer cette première rencontre, nous avons pris une photo de groupe avec Monsieur le DASEN, Madame Blondeau, Inspectrice chargée de l'information et de l'orientation, M. Etcheverria, chef de service du SDJES, et l'ensemble des stagiaires. »

Expérience au Service Départemental de la Jeunesse et des Sports (SDJES)

« Le stage s'est bien passé. Cette expérience m'a réellement permis de découvrir le fonctionnement des métiers de l'administration et les différents rôles de ceux qui travaillent au SDJES. J'ai appris beaucoup de choses, notamment sur la manière dont sont assurés la sécurité et le bien-être des enfants, mais également leur épanouissement dans leur vie de jeune, que ce soit dans leurs activités sportives, extrascolaires ou dans le cadre des centres aérés et des colonies de vacances. Cette expérience m'a permis de mieux comprendre le monde professionnel et m'a fait réfléchir sur mon orientation future. Je pense donc que ce stage a été enrichissant et utile pour mon avenir professionnel. »

Des entretiens sur des thèmes porteurs de sens

Adoptant la posture de journalistes, certains stagiaires ont également eu l'opportunité de rencontrer des chargées de mission dont la thématique les a particulièrement intéressés, et de leur poser des questions sur leur engagement auprès des jeunes.

Entretien avec Sandrine Marsaguet, chargée de mission lutte contre le décrochage scolaire (MLDS)

  • Pouvez-vous nous présenter vos différentes missions au sein de votre service ?

Ma mission principale consiste à coordonner l'équipe chargée de la lutte contre le décrochage scolaire. C'est une équipe de douze personnes sur le terrain, qui a deux missions : une mission de remédiation auprès des jeunes sortis du système qui ont plus de 16 ans, et une mission de prévention du décrochage scolaire, qui consiste à intervenir auprès de jeunes qui sont encore inscrits dans un établissement. Les membres de l'équipe accompagnent les jeunes de façon individuelle ou de façon collective, dans le cadre de modules collectifs répondant à des besoins identifiés. Ils accompagnent aussi les parcours aménagés de la formation initiale. Tous ces parcours sont issus d'une analyse du groupe de prévention du décrochage scolaire, qui intervient sur sollicitation des établissements. Cette équipe est répartie sur neuf dispositifs dans tout le département. Je participe aussi au comité de réseau FoQualE, la MLDS ayant vocation à répondre aux besoins du territoire. Nous avons un objectif d'étude des situations complexes mais aussi d'analyse du territoire, pour pouvoir proposer notamment des formations à destination des référents décrochage scolaire mais aussi des personnels, pour favoriser l'accrochage scolaire. Je participe également aux plateformes de suivi et d'appui aux décrocheurs, qui s'adressent à des élèves sortis du système. Au niveau des partenaires externes, je suis mobilisée sur le schéma départemental des services aux familles, pour accompagner aussi des jeunes qui sont dans d'autres structures de type MJC, etc. Je fais partie de groupes de travail au niveau de la Région académique Nouvelle-Aquitaine, plus spécifiquement sur la formation et la communication, avec pour but de faire monter en compétences les personnels de la Région académique Nouvelle-Aquitaine. Dans ce contexte, je participe aux réunions académiques afin de décliner les directives de la RANA selon les instructions et le pilotage de M. le DASEN et de Mme l'Inspectrice en charge de l'information et de l'orientation.

  • Comment accompagnez-vous les élèves qui vivent un décrochage au sein de leur établissement ou les élèves ayant déjà quitté le système scolaire ?

Les « décrocheurs scolaires », qui sont des élèves de plus de 16 ans qui ont quitté le système sans diplôme ni qualification depuis moins d'un an, passent quasi systématiquement par les centres d'information et d'orientation (CIO). Les psychologues de l'Éducation nationale identifient avec eux leurs besoins de parcours. Nous pouvons alors être mobilisés dans le cadre de pôles d'accompagnement à la persévérance scolaire et remédiation. C'est comme un groupe classe : le jeune arrive sur un collectif de 8 à 15 jeunes et il s'agit de le remobiliser sur un parcours, si possible scolaire bien sûr. Les coordonnateurs de terrain des PAPS remédiation proposent alors un travail sur le projet, sur la découverte des métiers, et font aussi intervenir des enseignants (mathématiques, français...), pour continuer à être dans des apprentissages a minima au niveau du socle commun de 3ème. Nous travaillons aussi sur des projets transversaux, avec des intervenants extérieurs, comme des projets de médiation animale, des ateliers théâtre... 

Pour les jeunes qui présentent des signaux faibles de décrochage, mes collègues se déplacent en établissement pour mettre en place un accompagnement. Il y a trois principales catégories : les suivis individualisés, avec des entretiens ; des parcours aménagés de la formation initiale, qui permettent parfois d'aller découvrir ou construire sur le terrain son projet professionnel ; des modules collectifs qui viendront plutôt travailler la méthodologie, la connaissance de soi, l'estime de soi...

  • Que faites-vous en cas de refus d'accompagnement de l'élève ?

Nous essayons de mobiliser d'autres personnels : psychologues de l'Éducation nationale, infirmiers, assistantes sociales, enseignants, AED, l'objectif étant toujours de ne pas perdre le lien. C'est quelque chose d'essentiel. On est dans une logique de sécurisation des parcours, pour que les jeunes définissent leur projet.

Entretien avec Aude Minvielle, chargée de mission prévention et lutte contre le harcèlement scolaire entre élèves

  • Pouvez-vous nous présenter vos différentes missions au sein de votre service ?

Au sein du cabinet de la DSDEN, je suis chargée de récupérer tous les signalements de situations de harcèlement du département. Nous avons un tableau de suivi, du début du signalement jusqu'à la résolution. Je travaille avec plusieurs référentes départementales harcèlement : une pour le premier degré sur la Côte Basque, deux pour le second degré réparties en fonction des zones d'animation prioritaire ZAP. Quand nous sommes contactés par une famille pour un signalement de harcèlement, nous nous mettons en lien à la fois avec la famille et avec l'établissement.

Il y a divers canaux d'entrée pour un signalement : directement par la famille, par courrier, par mail, par redescente du rectorat ou du ministère... Il y a également les faits établissement, qui sont des signalements saisis par des écoles ou établissements en cas d'incidents en milieu scolaire. Un établissement peut nous alerter sur le fait qu'il a enclenché le protocole Phare. Je peux alors mener le suivi avec eux et intervenir si nécessaire. Un autre canal d'entrée est le 3018, le numéro de la plateforme nationale pour signaler une situation de harcèlement. Il est ouvert tous les jours. Une application 3018 existe aussi pour les smartphones : en cas de cyberharcèlement, n'importe qui peut se saisir de l'application pour déposer dans un « coffre-fort numérique » une capture d'écran de photo compromettante, de vidéo, etc. Dans la plupart des cas, les équipes du 3018 peuvent alors faire en sorte que ces contenus soient retirés des réseaux.

  • Quel message aimeriez-vous faire passer aux élèves concernant le harcèlement scolaire ?

Le principal des messages, c'est de parler ! Il faut parler. Plus on attend, plus la situation se dégrade et la souffrance se renforce. Pour l'éviter, il faut trouver une personne à qui se confier. C'est normal d'avoir du mal à l'évoquer, on peut parfois même se dire que ce n'est rien mais ce n'est pas le cas - il faut franchir le cap et ne surtout pas passer la situation sous silence.

 

Mise à jour : juin 2026