Communiqué de presse - Jeudi 1er octobre 2026
La mobilisation initiée depuis mardi dans des lycées de la métropole bordelaise s’est généralisée aujourd’hui à l’ensemble du département, entraînant la fermeture de 18 lycées. Au plus fort de la journée, environ 6 000 lycéens se sont mobilisés, notamment sur les communes de Bordeaux, Lormont, Mérignac et Bègles. Les communes de Libourne et Langon ont également été touchées par le mouvement.
Malgré la mobilisation renforcée de près de 500 policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers, de nombreux incidents ont été relevés : dégradations de biens publics et privés, jets de projectiles, de mortiers et de pavés, intrusion dans des établissements scolaires.
Quatre blessés sont à déplorer parmi les lycéens et deux enseignantes ont été prises à partie devant leur lycée. Cinq policiers et un sapeur-pompier ont également été blessés par des jets de projectiles. Au total, 29 interpellations ont été réalisées par les forces de l’ordre.
La préfète a réuni ce soir aux côtés du recteur de l’académie de Bordeaux, des deux procureurs de la République et du président du Conseil régional l’ensemble des maires du département pour faire ensemble un point de la situation. Le recteur a par ailleurs assuré une liaison constante avec les représentants de la communauté éducative et a réuni ce jour au rectorat le conseil académique de la vie lycéenne.
Demain à 11h00, aux côtés de la préfète de la Gironde et du vice-président à l’Éducation de la Région Nouvelle-Aquitaine, le recteur recevra 58 élèves élus aux Conseils de la Vie Lycéenne des établissements girondins afin d’ouvrir un espace de dialogue et de concertation.
Les 28 lycées ayant subi des dégradations ou qui font l’objet de blocus rendant impossible l’accueil des élèves, et donc d’assurer les enseignements en toute sécurité, organisent demain la poursuite des apprentissages à distance.
La préfète, le recteur de l’académie de Bordeaux, les procureurs de la République condamnent fermement les violences et les dégradations commises lors de cette nouvelle journée de mobilisation. Ils rappellent que si le droit de manifester constitue une liberté fondamentale, il ne peut en aucun cas justifier la mise en danger des élèves, des personnels de l’Éducation nationale, des agents territoriaux, des policiers, des gendarmes ou des sapeurs-pompiers, ni les dégradations.
Ils en appellent aux parents, dont la responsabilité civile est engagée en cas de dégradation et d’atteinte aux biens.
CONTACTS PRESSE
Préfecture de la Gironde : Sophie BILLA, [email protected] / 05 56 90 60 18
Rectorat de l’académie de Bordeaux : Aurélia PAILLOT, [email protected] / 06 12 74 02 69
Parquet de Bordeaux et Libourne : [email protected]
Mise à jour : octobre 2026
