


Les 22 et 23 mai 2007, à Camblanes, se tenait le séminaire académique « maîtrise de la langue ».
Séminaire de pilotage destiné dans un premier temps aux corps d’inspection du second degré, IA IPR et IEN-ET/EG, ainsi qu’à des formateurs spécialisés sur ce champ, il poursuivait un triple objectif :
En ouvrant ce séminaire, Monsieur le Recteur rappelait :
« La maîtrise de la langue française est le premier pilier du socle commun de connaissances et de compétences. L’introduction du socle rappelle que la maîtrise de la langue conditionne l’ensemble des compétences : La maîtrise de la langue est également une priorité du projet académique (c’est le premier point de la première ambition) » |
On ne peut mieux réaffirmer l’importance de notre travail dans un domaine où l’échec porte souvent le germe de tous les autres. Pourtant, l’impérialisme de l’évidence est parfois aussi dangereux pour l’efficacité de l’action que la fragilité des marges… L’enseignement se fait en langue, l’apprentissage se fait en langue, les élèves et leur professeur sont des êtres de langage… Fort bien. Pour autant, nous le savons, des questions difficiles se posent. Elles se posent d’abord pour les enseignants qui prennent la langue pour objet, c’est à dire pour les professeurs de français, mais elles se posent aussi pour tous les autres, non seulement parce qu’ils ont besoin de la langue pour que l’enseignement et l’apprentissage aient lieu, mais aussi parce que, comme le rappelle la définition de la première compétence du socle commun, ils sont comptables comme les autres de l’acquisition progressive de cette maîtrise par les élèves tout au long de la scolarité.
Comment ces fortes assurances peuvent-elles trouver l’heure et la manière de se concrétiser ? Comment, à l’intérieur de l’ancrage de chaque discipline, chacun peut-il œuvrer explicitement à une meilleure maîtrise de la langue ? Quel est le travail spécifique du professeur de français ? Quelles sont les possibilités d’action des autres ? Comment mettre cet ensemble en cohérence et en synergie sans multiplier projets et rencontres qui, finalement, ne modifient pas le travail au cœur de la classe ? Plus clairement encore : comment chaque discipline peut-elle, contribuer à l’acquisition de l’orthographe ? Du vocabulaire ? Comment chaque discipline peut-elle ménager des situations qui fassent progresser l’élève dans sa langue par l’usage de l’oral ? Par un travail continu sur l’écrit et les écrits ? Comment chaque discipline, y compris scientifique peut-elle contribuer à la formation du lecteur par la lecture de textes véritables ? Comment aider les enseignants à anticiper et à comprendre les difficultés en langue qui rendent les acquisitions plus difficiles pour leurs élèves ? Comment les aider à y remédier ? Commet permettre au professeur de français de partager avec tous un apprentissage qu’il ne peut pas et qu’il ne doit pas conduire seul ?
Bien des travaux déjà ont été menés, des réflexions et des formations entreprises. La Mission maîtrise de la langue, se doit de les poursuivre, de les développer, mais aussi de les fédérer. C’est tout le sens du séminaire que nous venons de conduire et dont les Actes seront bientôt publiés.
Quelles sont, désormais nos perspectives ?
Maryse Labroille IEN ET-EG Lettres
Isabelle Pécheyran IA-IPR Lettres