

LE PROJET TRANSDISCIPLINAIRE CALISPH’AIR À PALISSY
Lycée Bernard Palissy
164 boulevard de la Liberté
47000 Agen
tél : 0553774650
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Le projet a débuté par la commande en septembre d’une station météorologique automatique que nous avons réceptionnée fin octobre.
En l’attendant, un groupe de cinq élèves s’est formé pour mesurer la hauteur du bâtiment situé à proximité de la station.
Dans un premier temps, ils sont allés se renseigner en vain auprès de l’administration de l’établissement scolaire. Mais personne ne pouvait leur donner avec certitude une valeur de cette hauteur.
Après concertation, ils ont utilisé la méthode de la visée, méthode qu’ils venaient juste de voir en sciences physiques.
Il a fallu ensuite qu’ils apprennent à s’organiser…c’est à dire à s’assumer jusqu’au bout du projet :
pendant la matinée : visite de la cité de l’espaceDéfinir le bâtiment à mesurer et définir le meilleur endroit pour faire cette mesure.
Déterminer le matériel nécessaire (décimètres, décamètre…) mais aussi l’appareil photo numérique pour illustrer la rédaction finale.
fixer un rendez-vous pour effectuer la mesure et la réaliser.
prendre du temps pour rédiger le travail effectué (document PowerPoint)
Les élèves ont effectué ce travail avec beaucoup de sérieux, mais aussi de plaisir. Ils ont appris à réaliser un travail scientifique (définir le projet, prévoir le matériel, réaliser la mesure et rédiger le travail effectué). De plus, ils ont réinvesti, dans une situation concrète, un travail effectué en classe de seconde.
Il a fallu ensuite comprendre le fonctionnement du serveur américain et déclarer toutes les caractéristiques de la station et notamment son environnement avec les bâtiments, la longitude, la latitude ( à l’aide d’un GPS ), l’altitude, la présence d’arbres etc..
De novembre à décembre, les élèves ont installé cette station, les enseignants n’ont fait que superviser l’assemblage.
Il a fallu ensuite la paramétrer à l’aide de sa console de réception sachant que le manuel était en anglais : ce travail a permis d’appliquer très concrètement l’anglais et les notions scientifiques nécessaires à son paramétrage comme le temps universel, la latitude ou les unités de mesures. Ce travail a été suivi par les enseignants de physique, svt et anglais et il a montré tout naturellement la collaboration nécessaire à l’élaboration d’un projet scientifique.
Par la suite les élèves ont appris à reconnaître les nuages et à apprécier le degré de couverture nuageuse ainsi que les traînées d’avions.
Ils relèvent aux alentours de 12h00 T.U. chaque jour ouvré la couverture nuageuse et estiment avec un photomètre solaire la transparence optique de l’atmosphère.
Remarque : ils auraient dû déterminer la pollution par l’ozone au niveau du lycée mais tout le matériel nécessaire n’a pas été encore livré par le CNES de Toulouse.
La station météo automatique enregistre parallèlement les paramètres atmosphériques du site.
La définition du site, les données collectées par les élèves et la station sont mises à disposition sur le serveur américain (http://globe.gov/ ; le site français : http://www.globefrance.org/ ) et donc elles sont consultables par n’importe quel internaute; elles nécessitent encore une fois une traduction en anglais.
A la fin de l’année, une journée particulière à Toulouse a été organisée :
En vue de cette journée, les élèves ont préparé au cours de l‘année une présentation générale de la classe, du lycée Bernard PALISSY et de la France ainsi que le résumé de leurs travaux sous les formes d’une vidéo et de fichiers au format PowerPoint et bien sûr tout en anglais…
Ils ont d’abord défini un scénario de petites saynètes qui devaient durer quelques minutes. Ils ont ensuite effectué le tournage et sont actuellement en train de finir le montage. Ce travail motive particulièrement les élèves et ils font beaucoup d’efforts pour améliorer leur anglais : ils ont même travaillé l’accent du Kansas à partir de documents sonores préparés par la collègue d’anglais.
A cette occasion ils pourront aussi discuter avec des scientifiques américains responsables du projet GLOBE réunissant plus de 100 pays. Cette étape nécessite un travail de préparation rigoureuse et soignée des questions scientifiques relatives au climat et de leur traduction en anglais.
De plus au cours de cette visite au CNES ils pourront être directement en contact avec les chercheurs responsables du projet côté français.
Les données utilisées comme référence dans le tableau ci-dessous sont issues des statistiques officielles de juin 2006 publiées sur le site du Rectorat de Bordeaux.
| Orientation en 1e S | ||
| Total | 30,6 % |
Filles | 26,1 % | |
| Total | 28,8 % |
Filles | 26,0 % | |
| Total | 22,4 % |
Filles | 20,9 % | |
| Total | 74,0% |
Filles | 66,6 % | |
| Total | 85,0 % |
Filles | 86,6 % |
Deux filles qui ne veulent pas poursuivre leurs études en 1°S ont pour le moment souhaité s’orienter en 1ière ES.Comme le montre le tableau ci-dessus, le bilan de l’année en cours est très positif par rapport aux objectifs définis dans le projet.Il est cependant difficile sur un nombre limité d’élèves de globaliser et généraliser l’impact du projet mis en œuvre cette année.
La classe qui a été impliquée donne des résultats scolaires très satisfaisants.
A titre d’exemple :
| Discipline | Math | Physique- Chimie | SVT | Anglais |
| Moyenne (1er et 2ème trimestre) | 11,8 /20 | 14,4 /20 | 13,1 /20 | 12,1 /20 |
Il est envisagé d’avoir une classe complète de seconde participant au projet calisph’air. Les enseignants devraient pouvoir bénéficier de plages horaires communes pour mieux assurer la concertation et le suivi du projet. Enfin l’action serait poursuivie avec les élèves de première S qui pourraient assurer le relais avec les nouveaux venus de seconde.
Personne ne peut vraiment prédire que toutes les filles qui ont participé au projet poursuivront des études scientifiques mais l’enthousiasme, la détermination et la rigueur qu’elles ont déployés tout au long de l’année suffit amplement à justifier la réussite du projet en cours…