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Le programme Globe et Icare

LE PROJET TRANSDISCIPLINAIRE CALISPH’AIR À PALISSY
Lycée Bernard Palissy
164 boulevard de la Liberté
47000 Agen
tél : 0553774650
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site
Personne contact

Rappel des objectifs :

  • Le premier axe du projet vise à motiver les filles pour choisir la filière scientifique.
  • Le deuxième axe du projet développe des partenariats avec des lycées étrangers participant au projet GLOBE  en utilisant tout type de support en langue anglaise.
  • Le troisième axe du projet sensibilise les élèves à la notion de développement durable notamment par l’approche de la mesure des polluants atmosphériques et leur incidence sur la santé publique.

 

Le projet GLOBE :

  • Il s’agit d’une mission scientifique franco-américaine en cours concernant la collecte de données sur les paramètres atmosphériques au niveau mondial ( projet CALIPSO AUX USA ET CALISPH’AIR EN FRANCE).
  • La communauté scientifique disposera de données acquises par les satellites et des mesures effectuées au sol en partenariat avec les élèves de plus de 100 pays.
  • Les élèves devront rentrer leurs données sur un serveur américain et auront accès à terme à des mesures satellites sur la région concernée par le biais d’un des partenaires (le CNES).

 

Description de l’action :

Le projet a débuté par la commande en septembre d’une station météorologique automatique que nous avons réceptionnée fin octobre.
En l’attendant, un groupe de cinq élèves s’est formé pour mesurer la hauteur du bâtiment situé à proximité de la station.


Dans un premier temps, ils sont allés se renseigner en vain auprès de l’administration de l’établissement scolaire. Mais personne ne pouvait leur donner avec certitude une valeur de cette hauteur.


Après concertation, ils ont utilisé la méthode de la visée, méthode qu’ils venaient juste de voir en sciences physiques.

Il a fallu ensuite qu’ils apprennent à s’organiser…c’est à dire à s’assumer jusqu’au bout du projet :

  • pendant la matinée : visite de la cité de l’espaceDéfinir le bâtiment à mesurer et définir le meilleur endroit pour faire cette mesure.

  • Déterminer le matériel nécessaire (décimètres, décamètre…) mais aussi l’appareil photo numérique pour illustrer la rédaction finale.

  • fixer un rendez-vous pour effectuer la mesure et la réaliser.

  • prendre du temps pour rédiger le travail effectué (document PowerPoint)
    Les élèves ont effectué ce travail avec beaucoup de sérieux, mais aussi de plaisir. Ils ont appris à réaliser un travail scientifique (définir le projet, prévoir le matériel, réaliser la mesure et rédiger le travail effectué). De plus, ils ont réinvesti, dans une situation concrète, un travail effectué en classe de seconde.

Il a fallu ensuite comprendre le fonctionnement du serveur américain et déclarer toutes les caractéristiques de la station et notamment son environnement avec les bâtiments, la longitude, la latitude ( à l’aide d’un GPS ), l’altitude, la présence d’arbres etc..


De novembre à décembre, les élèves ont installé cette station, les enseignants n’ont fait que superviser l’assemblage.


Il a fallu ensuite la paramétrer à l’aide de sa console de réception sachant que le manuel était en anglais : ce travail a permis d’appliquer très concrètement l’anglais et les notions scientifiques nécessaires à son paramétrage comme le temps universel, la latitude ou les unités de mesures. Ce travail a été suivi par les enseignants de physique, svt et anglais et il a montré tout naturellement la collaboration nécessaire à l’élaboration d’un projet scientifique.

Par la suite les élèves ont appris à reconnaître les nuages et à apprécier le degré de couverture nuageuse ainsi que les traînées d’avions.
Ils relèvent aux alentours de 12h00 T.U. chaque jour ouvré la couverture nuageuse et estiment avec un photomètre solaire la transparence optique de l’atmosphère.


Remarque : ils auraient dû déterminer la pollution par l’ozone au niveau du lycée mais tout le matériel nécessaire n’a pas été encore livré par le CNES de Toulouse.
La station météo automatique enregistre parallèlement les paramètres atmosphériques du site.

La définition du site, les données collectées par les élèves et la station sont mises à disposition sur le serveur américain (http://globe.gov/ ; le site français : http://www.globefrance.org/ ) et donc elles sont consultables par n’importe quel internaute; elles nécessitent encore une fois une traduction en anglais.

A la fin de l’année, une journée particulière à Toulouse a été organisée :

  • durant l’après midi : visite du CNES et visioconférence avec les élèves d’un lycée américain du Kansas.


En vue de cette journée, les élèves ont préparé au cours de l‘année une présentation générale de la classe, du lycée Bernard PALISSY et de la France ainsi que le résumé de leurs travaux sous les formes d’une vidéo et de fichiers au format PowerPoint et bien sûr tout en anglais…
Ils ont d’abord défini un scénario de petites saynètes qui devaient durer quelques minutes. Ils ont ensuite effectué le tournage et sont actuellement en train de finir le montage. Ce travail motive particulièrement les élèves et ils font beaucoup d’efforts pour améliorer leur anglais : ils ont même travaillé l’accent du Kansas à partir de documents sonores préparés par la collègue d’anglais.

A cette occasion ils pourront aussi discuter avec des scientifiques américains responsables du projet GLOBE réunissant plus de 100 pays. Cette étape nécessite un travail de préparation rigoureuse et soignée des questions scientifiques relatives au climat et de leur traduction en anglais.

De plus au cours de cette visite au CNES ils pourront être directement en contact avec les chercheurs responsables du projet côté français.

 

Analyse de l’action :

Effets pédagogiques et éducatifs

Les données utilisées comme  référence dans le tableau ci-dessous sont issues des statistiques officielles de juin 2006 publiées sur le site du Rectorat de Bordeaux.

 

Orientation en 1e S


Académie de Bordeaux

Total

30,6  %

Filles

26,1 %


Lot-et-Garonne

Total

28,8  %

Filles

26,0 %


Lycée Bernard Palissy

Total

22,4 %

Filles

20,9 %


2nde 12 du Lycée

Total

74,0%

Filles

66,6 %


21 élèves du projet

Total

85,0 %

Filles

86,6 %

 Deux filles qui ne veulent pas poursuivre leurs études en 1°S ont pour le moment souhaité s’orienter en 1ière ES.Comme le montre le tableau ci-dessus, le bilan de l’année en cours est très positif par rapport aux objectifs définis dans le projet.Il est cependant difficile sur un nombre limité d’élèves de globaliser et généraliser l’impact du projet mis en œuvre cette année.

La classe qui a été impliquée donne des résultats scolaires très satisfaisants.

A titre d’exemple :

 

DisciplineMathPhysique-
Chimie
SVTAnglais
Moyenne
(1er et 2ème trimestre)

11,8 /20

14,4 /20 

13,1 /20 

12,1 /20

 


Effets globaux :

  • Les élèves participent activement au projet essentiellement en anglais par la production d’animations ou de vidéos ce qui donne une application très concrète de l’usage d’une langue étrangère.
  • La mesure des bâtiments en physique et le relevé des données atmosphériques permettent d’inscrire les élèves dans le réel.
  • Le travail demandé et l’utilisation d’outils calibrés exigent de la rigueur : les élèves l’acquièrent ou l’améliorent par ce biais.
  • Les élèves effectuent les relevés par eux-mêmes et ils ont défini un planning à respecter : leur capacité d’autonomie s’en trouve renforcée.
  • Les relations entre les élèves, mais aussi avec les enseignants, se sont beaucoup améliorées. Ils ne nous « voient » plus comme de « simples » enseignants uniquement présents pour leur dispenser des cours et les évaluer via les devoirs.
  • Le rapprochement entre les « sciences » et les « langues » est particulièrement bénéfique tant pour les élèves que pour les enseignants.

 

Les difficultés rencontrées :

  • La principale difficulté réside dans le manque de temps disponible pour les élèves et pour les enseignants : du fait de la lourdeur des emplois du temps, nous avons beaucoup de mal à nous réunir pour assurer le suivi de l’action. Pourtant ce projet avait été élaboré bien avant la mise en place des emplois du temps de chacun. Cette situation est quelque peu frustrante mais la structure de l’établissement laisse peu de marge pour assurer des plages horaires libres pour tous les participants. Nous compensons en nous rendant dans la classe d’un des collègues lorsque nous n’avons pas de cours.
  • Un deuxième problème réside dans la mise en ligne des données avec notre matériel spécifique : les paramètres atmosphériques n’ont pas encore été rentrés de façon satisfaisante. Toute la documentation en ligne est, bien sûr, en anglais, et notre cas n’est pas répertorié clairement. C’est un chantier important que nous allons essayer de résoudre.
  • Notre partenaire essentiel, le CNES, qui nous a fourni une partie du matériel et qui dirige les 30 établissements participant au même projet GLOBE, a lui aussi des impératifs et initialement nous devions mesurer la pollution à l’ozone mais le matériel n’est pas encore disponible.
  • L’exploitation des données n’est pas encore possible du fait des contraintes techniques et matérielles mais comme le projet est pluriannuel cela devrait pouvoir se réaliser prochainement.

 

Le projet pour la poursuite de l’action

Il est envisagé d’avoir une classe complète de seconde participant au projet calisph’air. Les enseignants devraient pouvoir bénéficier de plages horaires communes pour mieux assurer la concertation et le suivi du projet. Enfin l’action serait poursuivie avec les élèves de première S qui pourraient assurer le relais avec les nouveaux venus de seconde.


Conclusion

Personne ne peut vraiment prédire que toutes les filles qui ont participé au projet poursuivront des études scientifiques mais l’enthousiasme, la détermination et la rigueur qu’elles ont déployés tout au long de l’année suffit amplement à justifier la réussite du projet en cours…