

Il s’agit d’une action chevillée à la notion de solidarité et de transmission des savoirs et savoirs-faire et être.
Elle se décline sous plusieurs formes :
L’étude du soir qui s’organise après les cours de 17h20 pour une heure deux fois par semaine. Deux à trois professeurs accompagnent les élèves en répondant à leurs questions, en leur expliquant les points obscurs, et en leur prodiguant des conseils de méthode (pour réviser, apprendre…). Cette étude s’adresse à tous les élèves intéressés. (en priorité les 5°, 4° et 3°) Ils ne peuvent être plus de 20 et s’inscrivent pour chaque séance. Ils ont au préalable signé le règlement intérieur propre à l’étude. Les élèves sont en majorité volontaires. Certains ont été incités à s’y rendre pour diverses raisons.
Le tutorat s’organise aussi après les cours. Des lycéens volontaires accompagnent des élèves de 6ème les lundi, mardi et jeudi. Les apports sont ceux de l’étude du soir sans la dimension pédagogique, et le lien créé entre le lycéen et le collégien est de l’ordre de la relation fraternelle, du dialogue.
L’échange des savoirs s’organise sur le temps de la pause méridienne, un jour par semaine, sous le contrôle d’un adulte. Les élèves s’entraident. Ceux qui sont à l’aise dans une discipline expliquent les notions ou exercices mal compris par d’autres et se font aider à leur tour dans les matières qui leur posent problème.
La salle des parents aménagée cette année est le lieu des rencontres avec les familles pour des réunions formelles. (par exemple rencontre des parents des collégiens avec leurs tuteurs)
Dans la majorité des cas, les résultats scolaires sont en hausse, le comportement en classe est plus actif et constructif, l’élève maîtrise mieux les méthodes d’apprentissage, est plus autonome et reprend confiance en lui.
• sur la vie commune dans l’établissement (
• Appartenance à un groupe solidaire (pour les élèves mais aussi les enseignants impliqués). Instauration de nouvelles relations adultes et jeunes.
• Solidarité : entre élèves, collégiens et lycéens, collégiens entre eux et entre professeurs et élèves.
• Implication des professeurs comme des élèves pour la réussite de ces derniers.
• sur l’ « image » de l’établissement
• Continuité école-collège à travers l’étude du soir (qui est assurée pour les CM2 du secteur) et le tutorat à travers l’expérimentation de l’extension de l’action aux CM2 de l’école M. Pagnol d’Aiguillon.
• Relation « fraternelle » au sein du tutorat qui permet au collégien de trouver une alternative à une éventuelle relation conflictuelle avec l’école.
• Développement de partenariats. (association parisienne SOCRATE, mairie, fédérations de parents d’élèves)
• Les regards des uns sur les autres évoluent et le climat est plus serein.
• Extension du tutorat aux élèves de CM2 si l’expérimentation est concluante.
• Formalisation de l’utilisation et du fonctionnement de la salle des parents : instauration d’une permanence animée par des adultes de la communauté éducative afin de recevoir les parents et répondre à leurs questions. Cf. BO 6 avril 06.
• Mettre en place et/ou amender des outils d’évaluation de ces actions afin de mieux appréhender leur impact et le faire partager à tous les membres de la communauté.
• Sur-communiquer afin de rassembler plus d’adultes volontaires autour du projet (ils seront les meilleurs relais auprès des élèves et des parents) et accentuer ainsi l’effet d’entraînement souhaité.
A travers cette plus grande appropriation collective, incite toute l’équipe à
• Renforcer ses compétences dans le domaine pédagogique. (aide à la construction des apprentissages). Revoir ses réponses pédagogiques,
• Echapper au fatalisme en bousculant les représentations de la transmission du savoir.
Dans cet ordre d’idée, nous avons demandé des stages d’équipe (2006/2007 et 2007/2008) sur les postures pédagogiques susceptibles de mobiliser ou re-mobiliser les élèves, sur les pratiques de l’accompagnement pédagogique et le lien entre l’acte éducatif et l’acte pédagogique.