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La chaîne des savoirs

Collège Stendhal
Allées Charles de Gaulle
47190 Aiguillon

 


I - Description de l’action


Il s’agit d’une action chevillée à la notion de solidarité et de transmission des savoirs et savoirs-faire et être. 
Elle se décline sous plusieurs formes :



Intentions


Objectifs :

  • responsabiliser les élèves,
  • donner des bases de méthodologie commune à toutes les matières,
  • établir un lien privilégié avec les professeurs,
  • réconcilier les élèves avec le travail personnel,
  • favoriser le travail en groupe (binômes),
  • Prévenir la rupture scolaire et re-motiver des élèves déjà en rupture scolaire.
  • créer un cadre et une dynamique favorables au travail
  • encourager le sens de la solidarité et les échanges
  • créer un cadre favorisant la tolérance entre élèves
  • valoriser tous les élèves
  • diversifier les modalités d’aide (proposer une réponse aux élèves pour prévenir la difficulté scolaire).
  • Resserrer les liens famille/école

 

Déroulé :


L’étude du soir qui s’organise après les cours de 17h20 pour une heure deux fois par semaine. Deux à trois professeurs accompagnent les élèves en répondant à leurs questions, en leur expliquant les points obscurs, et en leur prodiguant des conseils de méthode (pour réviser, apprendre…). Cette étude s’adresse à tous les élèves intéressés. (en priorité les 5°, 4° et 3°) Ils ne peuvent être plus de 20 et s’inscrivent pour chaque séance. Ils ont au préalable signé le règlement intérieur propre à l’étude. Les élèves sont en majorité volontaires. Certains ont été incités à s’y rendre pour diverses raisons.
Le tutorat s’organise aussi après les cours. Des lycéens volontaires accompagnent des élèves de 6ème les lundi, mardi et jeudi. Les apports sont ceux de l’étude du soir sans la dimension pédagogique, et le lien créé entre le lycéen et le collégien est de l’ordre de la relation fraternelle, du dialogue.
L’échange des savoirs s’organise sur le temps de la pause méridienne, un jour par semaine, sous le contrôle d’un adulte. Les élèves s’entraident. Ceux qui sont à l’aise dans une discipline expliquent les notions ou exercices mal compris par d’autres et se font aider à leur tour dans les matières qui leur posent problème.
La salle des parents aménagée cette année est le lieu des rencontres avec les familles pour des réunions formelles. (par exemple rencontre des parents des collégiens avec leurs tuteurs)


Chronologie :

  • Septembre Octobre
    • repérage des élèves et de leurs besoins (à travers fiche de diagnostic PPRE pour les 6°)
    • présentations aux élèves et familles des différents dispositifs
    • recensement des volontaires (collège et lycée)
    • organisation du planning pour le tutorat
  • Novembre
    • mise en place des dispositifs
  • Janvier et Avril
    • réunions rencontres et bilans intermédiaires (professeurs principaux et tuteurs, tuteurs et familles, réunions préparatoires aux conseils de classe…)
  • Mai Juin
    • bilan final (fiches d’observation adressées aux familles, collégiens, lycéens et professeurs)

 

Constat global sur les effets positifs obtenus :


Dans la majorité des cas, les résultats scolaires sont en hausse, le comportement en classe est plus actif et constructif, l’élève maîtrise mieux les méthodes d’apprentissage, est plus autonome et reprend confiance en lui.

 

II Analyse des processus :

 

1) Quels acteurs et quelles actions ?

  • Prévu(e)s :
    Tutorat : lycéens volontaires, un adulte coordonnateur employé par l’association SOCRATE et rémunéré grâce à une subvention de la municipalité, des collégiens volontaires (et pressentis) de 6°, en priorité, et de 5°.
    Étude du soir : 3 professeurs dont au moins un de lettres et un de mathématiques, des collégiens volontaires en priorité de 5° à la 3°.
    Échange des savoirs : 1 professeur (à tour de rôle) et des collégiens volontaires (en priorité 4° et 5°)
  • Imprévu(e)s (effet d’entraînement)
    Tutorat : des lycéens volontaires plutôt pour l’école primaire d’où la mise en place à titre expérimental du tutorat avec les cm2 dans le cadre de la liaison école/collège.
    Étude du soir : participation de l’assistant étranger.
    Échange des savoirs : des professeurs qui se sont désistés et ne participent donc pas pour des raisons de convenance personnelle.
    Pour le tutorat et l’échange des savoirs, nous avons connu plusieurs étapes de diffusion et de sensibilisation pour re-solliciter les volontaires (lycéens et collégiens).
    Pour l’étude du soir, les rencontres avec les familles et les conseils de classe ont suscité de nouvelles candidatures. L’effet bouche à oreille est perceptible aussi.


2) Quels effets pédagogiques et éducatifs liés au projet ?

  • prévus
    immédiats et dans quels domaines
    Un comportement plus constructif en classe. (Qualité d’écoute) Une participation orale plus active.
    différés et dans quel domaine
    Des résultats scolaires en hausse.
    peu ou difficilement évaluables et dans quels domaines
    Une plus grande estime de soi chez les collégiens et aussi chez les lycéens. Le lycéen apprend à apprendre et s’appuie sur « l’intérêt d’apprendre » et le transmet.
  • imprévus
    positifs : quelle portée
    Des élèves participent à l’échange des savoirs de manière unilatérale : ils ne souhaitent pas recevoir d’aide (n’en ont d’ailleurs pas besoin) mais veulent en offrir.
    négatifs : quelle portée
    Certains élèves aimeraient être aidés mais se dévalorisent, croient qu’ils ne sont pas capables d’offrir de l’aide à leur tour et nous devons les aider à lever ces inhibitions.
    Une minorité d’élèves consuméristes qui croient s’acheter une bonne conduite en fréquentant l’étude du soir. D’où l’intérêt de créer un lien étroit entre les professeurs qui encadrent les études du soir et ceux des équipes éducatives qui enseignent aux élèves concernés.


3) quels effets « irradiants »


• sur la vie commune dans l’établissement (
• Appartenance à un groupe solidaire (pour les élèves mais aussi les enseignants impliqués). Instauration de nouvelles relations adultes et jeunes.
• Solidarité : entre élèves, collégiens et lycéens, collégiens entre eux et entre professeurs et élèves.
• Implication des professeurs comme des élèves pour la réussite de ces derniers.
• sur l’ « image » de l’établissement
• Continuité école-collège à travers l’étude du soir (qui est assurée pour les CM2 du secteur) et le tutorat à travers l’expérimentation de l’extension de l’action aux CM2 de l’école M. Pagnol d’Aiguillon.
• Relation « fraternelle » au sein du tutorat qui permet au collégien de trouver une alternative à une éventuelle relation conflictuelle avec l’école.
• Développement de partenariats. (association parisienne SOCRATE, mairie, fédérations de parents d’élèves)
• Les regards des uns sur les autres évoluent et le climat est plus serein.

 

4) quelles perspectives


En termes de prolongements de ces actions :


• Extension du tutorat aux élèves de CM2 si l’expérimentation est concluante.
• Formalisation de l’utilisation et du fonctionnement de la salle des parents : instauration d’une permanence animée par des adultes de la communauté éducative afin de recevoir les parents et répondre à leurs questions. Cf. BO 6 avril 06.

 

En termes d’évaluation de ces actions :


• Mettre en place et/ou amender des outils d’évaluation de ces actions afin de mieux appréhender leur impact et le faire partager à tous les membres de la communauté.
• Sur-communiquer afin de rassembler plus d’adultes volontaires autour du projet (ils seront les meilleurs relais auprès des élèves et des parents) et accentuer ainsi l’effet d’entraînement souhaité.

 

En termes de réinvestissement dans le fonctionnement pédagogique au sein de l’enseignement disciplinaire :


A travers cette plus grande appropriation collective, incite toute l’équipe à
• Renforcer ses compétences dans le domaine pédagogique.  (aide à la construction des apprentissages). Revoir ses réponses pédagogiques,
• Echapper au fatalisme en bousculant les représentations de la transmission du savoir.

 


Dans cet ordre d’idée, nous avons demandé des stages d’équipe (2006/2007 et 2007/2008) sur les postures pédagogiques susceptibles de mobiliser ou re-mobiliser les élèves, sur les pratiques de l’accompagnement pédagogique et le lien entre l’acte éducatif et l’acte pédagogique.

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