

Lycée du Pays de Soule
CHERAUTE MAULEON (64)
L’objectif était de Favoriser l’accès et la réussite des filles dans les filières scientifiques, et techniques et, de manière plus détaillée, de :
Ce projet était inter-établissements et concernait :
Le total des élèves concernés par l’une ou l’autre des actions prévues (à divers degrés) était de 2500.
Ces actions étaient les suivantes :
La coordination entre les différents chefs d’établissement du projet fonctionne bien. Cela semble être la condition indispensable pour venir à bout d’un programme ambitieux, sinon dans ses contenus, du moins dans son ampleur.
L’ensemble des actions prévues se sont déroulées ou sont en cours de réalisation. Certaines ont rencontré des difficultés dans leur déroulement (déplacer sur les mêmes ½ journées des collégien(nes) issu(e)s de 10 établissements pour les amener dans 3 lieux a provoqué quelques retards au regard des horaires prévus par exemple). D’autres n’ont pas eu tout le succès espéré…
La conférence d’Isabelle COLLET, Docteur en sciences de l’éducation de l’Université de Nanterre et auteur d’un ouvrage récent (l’informatique a-t-elle un sexe ?) a été de grande qualité.
Même si nous avons eu le plaisir d’accueillir des autorités (Inspecteur d’Académie, Maire d’Oloron…), nous n’avons compté que peu d’enseignants et pas de parents d’élèves.
Attirer 70 personnes sur ce thème à 20h30 n’était pas négligeable. Mais pour convaincre les parents, il faudra trouver autre chose, à moins que l’exploitation du film permette de compléter cette action.
Concernant la conception et la fabrication des affiches et du DVD de témoignages d’anciennes élèves récentes, les retours ont été riches dans la qualité des interviews, mais pas aussi nombreux que nous l’espérions. Au lieu de 39 affiches programmées, nous nous orientons plutôt vers 24 exemplaires.
Les autres éléments du projet n’appellent pas de commentaires. Ils ont été conformes aux prévisions et ont, dans leur ensemble, permis une sensibilisation générale à la question de l’orientation des filles et au besoin d’égalité entre les femmes et les hommes.
Il y a, dans cette zone géographique concernée par le projet (Haut Béarn et Soule), une mobilisation de la quasi-totalité du secondaire autour de cette problématique. Aujourd’hui, de nombreux événements sont l’occasion de mettre ces thèmes en avant (Portes ouvertes, par exemple). Une meilleure connaissance des voies de formation a probablement été obtenue, pour les filles, mais pas uniquement pour elles.
Pour savoir si cette opération portera ses fruits en matière d’orientation concrétisée, il faudra patienter. A ce stade de l’année, précoce pour un bilan, nous n’en sommes qu’à l’expression d’intentions qui semblent aller dans le bon sens, selon les collèges qui ont répondu à une demande de bilan.
1. Réunions de préparation entre chefs d’établissements :
3 réunions ont eu lieu (CHERAUTE, MONEIN, OLORON), et une 4ème est prévue. Elles ont permis d’organiser les actions et de répartir les responsabilités. (pas d’imprévus)
2. Les professeurs de lycée viennent dans les collèges rencontrer les classes de 3ème avec un support multimédia spécifique au 2ème trimestre 06-07 :
Des enseignants des disciplines technologiques et professionnelles, souvent des femmes lorsqu’il y en a, se sont rendus dans les classes de 3ème des 10 collèges pour aborder la question de la mixité dans les formations que les trois lycées proposent.
Ils étaient parfois accompagnés de lycéennes de ces formations. Il y a eu quelques imprévus lorsque, face au nombre de visites à organiser, des lycées ont « oublié » des rendez-vous… Et s’en sont excusés.
Il a parfois aussi été difficile de trouver des volontaires, sachant que cette investissement se faisait en plus des cours et sans rémunération complémentaire.
3. Des représentant(e)s des classes de 4ème visitent les lycées en Mars 07 (Un reporter /classe) :
Grâce a un circuit de bus, une trentaine de collégien(ne)s ont été accueillis dans les 3 lycées pour être placés en situation active et réaliser des reportages à destination des camarades de leur classe. Cela s’est passé les 29 et 30 Mars au matin. Mis à part les quelques difficultés déjà soulignées, il n’y a pas eu, à proprement parler, d’imprévus.
4. Les élèves de 3ème intéressés approfondissent leurs connaissances lors de stages d’immersion.
Nous avons constaté une augmentation du nombre de demande d’immersion (ou mini stages) d’une journée pour mieux connaître une formation envisagée.
5. Mise en place de 2 « café sciences et mixité» dans les EPLE du projet.
Ces opérations, pilotées par l’association bordelaise CAP SCIENCES, ont eu lieu au CLG des Cordeliers d’OLORON le 12 Mars, et au CLG de MONEIN le 5 AVRIL. Des professionnel(les) ont rencontré des collégien(ne)s pour raconter leur parcours et leur métier, et surtout leur espoir de voir davantage de filles s’y intéresser.
6. Opération « Des lycéens au collège »
Il s’agit d’une mesure concernant l’orientation qui existait déjà, mais l’accent a été mis sur la nécessaire mixité des formations existant dans nos lycées (il faut aussi que des garçons choisissent la filière littéraire). C’était le Mercredi 4 avril au matin.
7. Organisation de stages du Plan Académique de Formation sur ce thème pour les enseignants des collèges et des lycées du projet et création d’expositions d’affiches et d’un DVD sur des réussites locales et accessibles.
Ces formations, sous le label de stages demandés par la ZAP, ont été animées par 2 des chefs d’établissement et se sont échelonnées sur 2 ans (cette idée avait germé dès 2005-2006).
La première année, il y a eu véritablement une information sur la situation actuelle des femmes et des hommes et sur les conséquences dans le système éducatif. Il y avait 38 stagiaires enseignants.
Cette année, avec les mêmes personnes, il y a eu des recueils de témoignages d’anciennes(ou actuelles) élèves de nos collèges et lycées et production (en cours) d’affiches et d’un DVD à des fins de communication ultérieure.
Les HSE obtenus auprès du FIA ont permis de rémunérer des enseignants qui se chargent de la mise en forme. Nous avions prévu trois affiches par EPLE (soit 39). Nous en sommes à 24.
Pour le film, nous nous orientons vers un support de 15 minutes (durée exploitable), donc nous avons bien assez de témoignages.
8. Conférence (filmée) par une personnalité faisant référence sur ces questions et témoignages pour les élèves, les personnels ,les parents, les autorités institutionnelles suivie d’un débat avec des femmes, personnalités reconnues dans leur secteur :
Nous avons fait venir une universitaire de Paris X Nanterre du centre de recherche en éducation et orientation. Nous avons loué une salle du cinéma d’Oloron Sainte-Marie.
Le thème de la soirée, symboliquement près du 8 mars (en fait le 15 mars à 20h30, en raison des disponibilités de la salle) était : « Pour une promotion de l’égalité entre les filles et les garçons, afin que l’orientation indifférenciée des élèves vers les carrières scientifiques, techniques et professionnelles permette une véritable mixité au sein des entreprises ».
Des invitations ont été adressées à tous les parents d’élèves, aux enseignants, aux autorités locales. La conférence a beaucoup intéressé les présents, et le film réalisé intéressera les absents, plus tard ! Rappel : 70 personnes présentes.
Comme effet imprévu, nous pouvons évoquer la présence ou les excuses remarquées des « institutionnels » ce qui témoigne d’un véritable intérêt (local ?) pour cette question.
9. Intégration de cette dimension dans les projets des établissements :
Cela a été fait lors de la refonte des projets en 2006. Cela permet d’en faire une action transversale dans la vie des établissements. Cela oblige à en parler en conseil d’administration, lieu où toute la communauté éducative est à l’écoute.
10. Intégration de la dimension liée au genre dans toutes les actions liées à l’orientation (EDUCADO, carrefour, stages, etc.).
Cette volonté de placer cette préoccupation de l’égalité entre les filles et les garçons comme une volonté permanente s’est traduit par des espaces dédiés, des stands, des affiches, des rubriques de site internet en diverses circonstances d’information sur l’orientation, témoignant d’une évolution dans les mentalités des enseignants.
Ce projet couvre 9 communes. Il est probablement connu dans certaines d’entre elles. Mais il est difficilement envisageable qu’il ait eu une quelconque répercussion à ce niveau en seulement six mois d’existence.
Dans nos établissement, par contre, l’implication des professeurs engagés (38 à des degrés divers) a créé un nouvel état d’esprit vis-à-vis de l’attention portée à l’orientation des filles, et, au-delà, à l’égalité entre les femmes et les hommes dans notre société.
Les établissements engagés bénéficient très certainement d’une image positive liée à l’aspect collectif de l’action et à la volonté égalitariste et « moderne » du thème.
Tout projet dégage une impression de dynamisme qui bénéficie aux acteurs. Toutes ces actions ont permis une couverture médiatique qui améliore la notoriété des établissements concernés. Cet aspect a été amplifié par la reconnaissance et le financement du projet par d’autres partenaires. Il s’agit de la Délégation régionale aux droits des femmes et à l’égalité (1500€) et, de manière plus récente, de l’Année européenne pour l’égalité des chances et pour l’égalité -2007- dont l’appel à candidatures avait été relayé par la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité (HALDE) qui nous aide pour 5000€.
Ces reconnaissances complémentaires, sollicitées pour donner de l’ampleur à notre action, ont contribué au rayonnement de nos 13 établissements. Diverses sollicitations pour des témoignages sur notre projet semblent accréditer cette thèse.
Certaines actions ne nécessitent pas de financement. D’ailleurs nous avions commencé lorsque notre premier dossier n’avait pas été accepté, en 2005-2006. Par contre, pour couvrir la totalité de nos ambitions, l’aide du FIA (et/ou d’autres partenaires) est indispensable.
Néanmoins il est probable que ce qui a été semé cette année continuera de lever dans le futur. Mais plus ou moins vite, selon l’énergie et les moyens que l’on y consacrera…
Pour l’ensemble des 13 EPLE - Yves IUNGMANN - Proviseur du lycée CHERAU