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Le lycée change

Sommaire
• La boîte postale

• Relevé des propositions transmises
• Les propositions du conseil académique de la vie lycéenne
• Les réunions départementales
• Relevé des réflexions et des propositions de l'inter CVL du département de la Dordogne
• Relevé des réflexions et des propositions de l'inter CVL du département de la Gironde
• Relevé des réflexions et des propositions de l'inter CVL du département des Landes
• Relevé des réflexions et des propositions de l'inter CVL du département du Lot-et-Garonne
• Relevé des réflexions et des propositions de l'inter CVL du département des Pyrénées-Atlantiques
• Synthèse de la réflexion des lycéens de l’académie de Bordeaux sur l’Avenir du Lycée


Synthèse de la réflexion des lycéens de l’académie de Bordeaux sur l’avenir du lycée

Les constantes principales


Un choix significatif d’options dans tous les lycées

Dans un souci d’équité, les lycéens souhaitent plusieurs options dans tous les établissements, indépendamment de leur taille, et mieux réparties sur le territoire. Le terme d’options est d’ailleurs souvent préféré à celui de modules. L’enseignement, dès la seconde, de disciplines telles que les sciences politiques, la philosophie, ou de cours interdisciplinaires contribuerait au développement de la culture générale. 

Un allègement de la journée de travail et une meilleure organisation des enseignements

Les lycéens sont conscients de la difficulté d’articuler un choix varié d’options avec un tronc commun* organisé autour de quatre ou cinq matières et un temps pour le travail en groupes, le travail personnel ou l’aide personnalisée, tout en ne surchargeant pas la journée et proposent ainsi de réduire cette dernière - à 6h par exemple - quitte à gagner une semaine ou deux sur les vacances, afin de ne pas « sacrifier les programmes ».

Une meilleure répartition des disciplines dans la journée est aussi souhaitée : les disciplines dites dures plutôt le matin.

L’organisation de l’année en semestres ne recueille aucun engouement, le semestre étant jugé trop long par comparaison au trimestre actuel. Toutefois, un temps (une semaine ?) de réflexion en milieu d’année avec les professeurs et le COP serait apprécié.

*Terme remis en question par les élèves élus du CAVL lors de la présentation de cette synthèse, rappelant trop la proposition de réforme initiale.

Le souci constant de la qualité de l’enseignement

La qualité de l’enseignement est, en effet, une préoccupation majeure pour les lycéens. D’où certaines craintes concernant l’allègement des programmes ou la suppression de postes d’enseignants. Ainsi, le maintien de moyens conséquents, pour favoriser notamment la constitution de classes ou de groupes à effectif restreint mais hétérogènes, apparaît comme une condition sine qua non à toute réforme - bien que quelques lycéens aient envisagé des regroupements de classes pour certains cours, ce qui, incidemment, permettrait de dégager des moyens pour des cours en effectif restreint.

S’agissant du baccalauréat et de son acquisition par un éventuel contrôle continu (plutôt partiel quoiqu’il en soit), les avis restent très partagés. Certains lycéens estiment que l’acquisition de ce diplôme par contrôle continu pourrait se révéler, à terme, assez inéquitable, et y voient même l’occasion de dévaluer, de la sorte, davantage l’examen. D’autres, en revanche, arguent du fait que la sélection des étudiants pour de nombreux enseignements supérieurs se fait sur dossier, avant le bac, ce qui relève déjà du principe d’un contrôle continu.         

En finir avec la suprématie de la série S et mieux répartir les élèves dans les différentes voies de formation

De l’avis général, cette suprématie de la série S dans l’esprit des familles nuit à la bonne répartition des élèves dans les différentes voies générales. Le principe des séries est pourtant plutôt conforté par les lycéens mais nombreux sont ceux qui pensent qu’il faudrait spécifier davantage la série S en renforçant les enseignements scientifiques au dépens d’autres disciplines afin que seuls les véritables scientifiques choisissent cette voie. D’aucuns souhaiteraient même limiter l’accès des scientifiques à des enseignements supérieurs qui ne leur seraient pas directement destinés (autres que purement scientifiques). D’autres préfèreraient conserver cette liberté de choix : richesse du système français.  

Une approche plus positive et plus constructive de l’élève pour le rendre plus en confiance et plus autonome

Sans qu’ils se prononcent majoritairement pour une autre méthode d’évaluation des résultats scolaires, la prise en compte d’autres compétences pour évaluer un élève est vivement souhaitée par les lycéens, à titre d’exemple : la participation à la vie de l’établissement (vie lycéenne, tutorat…), les compétences orales…

La revalorisation demandée par les lycéens des TPE et des cours d’ECJS, ou du travail sur projet, témoigne de cette volonté de rendre l’élève plus autonome, plus cultivé et finalement mieux armé pour l’enseignement supérieur.

Les lieux de vie et de travail dans les lycées, ainsi que le statut d’élu, ou tout simplement de lycéen, doivent être repensés car ils pourraient encourager l’autonomie des élèves.  

Les stages et les voyages forment la jeunesse et préparent à un avenir professionnel

Les premiers, qu’ils soient en entreprise ou dans l’enseignement supérieur, serviraient à affiner le projet d’orientation ; les seconds, dans le cadre de toute une ouverture internationale renforcée des établissements scolaires, permettraient un meilleur apprentissage des langues étrangères. Deux thèmes majeurs qui reviennent régulièrement dans les débats des lycéens fortement préoccupés de leur insertion professionnelle. Les lycéens sont aussi favorables à l’intervention de personnes extérieures à l’Education nationale dans les cours pour varier les approches enseignantes (ex : locuteurs natifs, professionnels divers…)

L’AI et l’Education à l’Orientation : afin que nul ne reste sur le bord du chemin

L’aide individualisée sous plusieurs formes, dispensée par des enseignants, des assistants pédagogiques ou d’éducation, voire des élèves, et aussi par le truchement des TICE, ainsi qu’une éducation à une orientation, davantage personnalisée, faite par des COP spécialement formés, des référents, semblent indispensables pour permettre aux élèves de garder courage, motivation et foi en l’avenir.