

L’Aquitaine suit globalement les grandes tendances de l’évolution constatée au niveau national : diminution du poids des branches « agriculture », « industrie » et « construction » au profit des services tant marchands qu’administrés.
Malgré cela, la région conserve son originalité par le rôle essentiel que jouent l’agriculture, la sylviculture et la pêche en alimentant en aval les industries agro-alimentaires, du meuble et du carton. 
Les principaux employeurs du secteur tertiaire – l’administration publique, la santé, le commerce de détail et l’éducation – concentrent la moitié des salariés.
La part des salariés employés dans le commerce et les services aux particuliers est supérieure à la moyenne nationale.
Avec 15,5 % de l’emploi salarié et 17 % de la valeur ajoutée, l’industrie occupe une place relativement moins importante dans l’économie aquitaine que dans d’autres régions françaises.
Elle se caractérise aussi par sa diversité : les secteurs de pointe à forte intégration technologique (aéronautique, chimie, automobile, électronique) côtoient desa ctivités plus traditionnelles (agro-alimentaire, bois-papier, cuir-habillement) et des industries émergentes (biotechnologies, optique et laser, énergies nouvelles).
Avec 38 500 emplois dans le domaine aéronautique et spatial, l’Aquitaine se situe à la troisième place en France, derrière l’Ile-de-France et quasiment à égalité avec la 2nde, la région Midi-Pyrénées.
De Bordeaux à Toulouse, les deux régions ont décidé d’unir leurs forces et leurs compétences pour créer le premier pôle européen « aéronautique et spatial » . Au sein de cet ensemble garonnais, les entreprises aquitaines occupent la première place mondiale pour la construction de moteurs d’hélicoptères (Turboméca), de trains d’atterrissage (Messier) et d’avions d’affaires haut de gamme (Dassault Aviation).
Autour de ces grandes entreprises, un réseau dense de près de 220 PME – PMI s’est développé dans les activités de sous traitance. Le laser Mégajoule (CEA – CESTA), projet dont le budget s’élève à deux milliards d’euros, fait de l’Aquitaine la région européenne au plus fort potentiel scientifique et technique en optique laser et le leader mondial dans la conception et l’exploitation de lasers intenses.
L’agriculture et la forêt, sur près de 92 % du territoire régional, occupent une place importante dans l’économie de l’Aquitaine.
Première région mondiale pour les vins d’appellation contrôlée, l’Aquitaine avec une production à 70 % végétale, demeure également au premier rang des régions agricoles françaises. Elle produit notamment plus de 80 % de la production française de maïs doux et de prunes à pruneaux et plus de la moitié des kiwis et des noisettes.
Avec la première forêt cultivée d’Europe et la première région boisée en France, la région produit également plus de 12 millions de m3 de bois dont 60 % pour les ouvrages et 40 % pour l’industrie.
L’Aquitaine est avec 6,7 %du total national en 2002, la sixième région française en nombre de séjours. Les activités directement liées au tourisme occupent environ 30 000 salariés.
La Gironde regroupe à elle seule un emploi salarié sur trois. Ce secteur générerait, directement ou indirectement, aux alentours de 60 000 emplois dont près des deux tiers dans l’hébergement et la restauration. Situés principalement sur le littoral, ces emplois se caractérisent par une forte saisonnalité.
L’Aquitaine se situe au cinquième rang des régions françaises pour la création d’entreprises avec un taux de 5,7 % derrière l’Ile-de-France (23,6 %), Provence-Alpes-Côted’Azur (12,3 %), Rhône-Alpes (10,6 %) et le Languedoc-Roussillon (6,5 %).
Les zones d’emploi de Bordeaux et du littoral se révèlent les plus dynamiques. Près de 80 % des créations d’entreprises en Aquitaine relèvent du secteur tertiaire, soit une part légèrement supérieure à celle de la France.
L’Aquitaine dispose d’un potentiel de recherche important qui constitue un facteur essentiel d’implantation des entreprises et de développement économique et social. La recherche occupe 10 800 personnes et les dépenses intérieures de recherche et de développement qui s’élèvent à plus d’un milliard d’euros placent l’Aquitaine au sixième rang des régions françaises.
L’évolution des effectifs et postes à pourvoir entre 2005 et 2015 par secteur professionnel a fait l’objet d’une estimation par la DEP. Cette estimation a été conduite à partir des données des recensements de 1990 et de 1999 d’une part et de l’étude Les métiers de 2015 – DARES – Le plan .
Elle montre, hors secteur de l’enseignement et de la formation, qu’en moyenne sur la période 2005 – 2015, 40 000 postes devraient être pourvus chaque année. Ce besoin de renouvellement excèderait donc de près de 30 % l’effectif moyen des classes d’âge actuellement en formation dans l’Académie de Bordeaux.