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Rectorat vert : Découvrir l'univers des abeilles et mieux vivre avec elles

Dans le cadre de la démarche de labellisation pour un « Rectorat vert », la cour d'honneur de l'Hôtel de Poissac accueille depuis le 15 octobre 2019 trois ruches et ses pensionnaires. Nouvelle étape dans l'engagement fort de l'académie dans le développement durable, cette action permet également à l'ensemble du personnel et bientôt aux professeurs et aux élèves, de découvrir l'univers fascinant des abeilles.

Tout au long de l'année, Vincent Dugarry, apiculteur de la société « A place to bee », vient prendre soin des abeilles et partager ses connaissances sur ses protégées. Il animait le 6 novembre dernier une conférence sur l'univers des abeilles pour le personnel du rectorat, l'occasion de répondre aux principales interrogations sur ces nouvelles voisines.

Qui sont-elles ?

 Nos pensionnaires sont une variété hybride d'abeilles nommée « Buckfast », originaire d'Angleterre. Seule race hybridée par l'homme, elle a la particularité d'être très douce, calme, travailleuse et très gourmande.

 

Il s'agit d'une abeille domestique, soit d'élevage qui vie en colonie. Elle diffère ainsi de l'abeille sauvage dite solitaire, mais reste néanmoins une espèce sauvage au sens strict du terme, n'étant pas apprivoisée. Il existe environ 20 000 espèces d'abeilles dont 2 000 vivent sur le sol européen et seulement 5 en colonies. Il n'y a pas de compétition entre ces abeilles car elles butinent des fleurs différentes.

 

Les abeilles ne supportent pas le froid et meurent par des températures inférieures à 9°, leur température corporelle oscillant entre 9° et 50°. C'est pourquoi elles hivernent pendant les périodes de froid et forment alors des grappes pour maintenir une chaleur de 20° dans la ruche. Elles sortent dès les journées plus douces aux alentours de 15° et lorsqu'il ne pleut pas. Elles se nourrissent pendant cette période de sucre enrichis et de protéine végétale (pollen naturel) servis par l'apiculteur.

 

La ruche compte près de 30 000 abeilles durant l'hiver et 60 000 abeilles au plus fort du printemps. Elle est composée d'une reine, de mâles reproducteurs et de femelles travailleuses. La reine pond environ 2 000 œufs par jour soit 100 fois son poids, alternant des portées de mâles et de femelles, ouvrières ou reines (les œufs de ces dernières étant entièrement nourris à la gelée royale). Les œufs éclosent entre 10 et 24 jours selon le type d'abeille produit.

 

Les abeilles qui naissent au printemps vivent entre 4 et 5 semaines contre 4 à 5 mois pour celles qui naissent avant l'hiver. La reine vit elle entre 3 et 4 ans.

 

Pouvoir avoir des ruches ?

Le premier bénéfice est celui de la préservation de la biodiversité. En faisant vivre une colonie, nous luttons contre la mortalité excessive des abeilles qui rencontrent ces dernières années un taux de mortalité entre 30 et 40%.

Cela permet également de polliniser les plantes qui en ont besoin, soit 80% d'entre elles. C'est un véritable cercle vertueux : plus il y a d'abeilles, plus il y a de pollinisation, plus il y a de nectar pour toutes les espèces et meilleures sont les récoltes de fruits.

 

Sa présence a également des vertus pédagogiques : l'abeille est un animal interculturel qui permet d'aborder de nombreux thèmes par son prisme et pour toutes les générations, que ce soit la biologie, le développement durable, ou encore l'histoire.

 

Enfin, la présence des abeilles permet de mettre en place une lutte active contre les frelons asiatiques, véritable insecte invasif sans prédateur à ce jour. Ainsi pendant l'été, l'apiculteur va pouvoir capturer des frelons, puis les enduire de poisons et enfin les relâcher pour qu'ils contaminent leur nid.

 

 

Le frelon asiatique

 

Importé il y a quelques années en Europe, le frelon asiatique s'est largement installé en France. Il apprécie de vivre en ville qui lui fournit abris, chaleur et nourriture. Tout comme son cousin européen, le frelon est carnivore, à la différence des abeilles.

 

Le frelon européen a des rayures jaunes vif comme les guêpes. N'étant pas capable de voler en stationnaire il ne peut pas attraper d'abeilles en vol et se nourrit donc principalement des cadavres. Plus petit que son cousin, le frelon asiatique a lui des rayures orangées et des pattes jaunes. Il est capable d'attendre en stationnaire devant une ruche et de saisir l'abeille dès sa sortie de la planche d'envol pour s'en nourrir.

 

Les frelons abandonnent définitivement leur nid à l'automne. Les mâles meurent tous à cette période, seule les femelles survivent et construisent un nouveau nid au printemps dans lequel elles pondront. Celui-ci aura durant cette phase une ouverture par le bas, l'ouverture ne sera latérale  sur le nid que lorsque les œufs auront éclos.  

 

Les frelons asiatiques sont très territoriaux et agressifs, ils peuvent attaquer dans un rayon de 3 mètres autour de leurs nids.

 

 

 

Faut-il prendre des précautions ?

 L'abeille restant un animal sauvage, de simples précautions sont à prendre en s'approchant d'une ruche :

 

  • Ne pas les embêter de manière générale, que ce soit en tapant sur la ruche ou en faisant de grands bruits.
  • Ne pas manger des bananes mûres en étant proche de la ruche, car il s'agit de la même molécule que la phéromone d'attaque des abeilles.
  • Éviter de porter un parfum trop fort qui pourra perturber leur mode de communication et les rendre agressives.

 

Pour plus d'informations, consultez le protocole de sécurité.

 

À quand un miel de l'académie ?

La récolte de miel est prévue pour le mois de juin. Selon les années, la récolte peut varier en 0 et 20 kg de miel par ruche, impossible donc de savoir ce que nos abeilles nous réservent pour la première récolte de l'académie.

 

Une fois extrait de la ruche, le miel doit décanter entre 2 et 3 jours pour être mis en pot et consommé.

 

Du fait de l'introduction des frelons asiatiques et de la pollution, les abeilles sont de moins en moins nombreuses, faisant ainsi chuter la production de miel. La production de miel a fortement baissé cette année en France : moins de 8 000 tonnes ont été collectées contre en moyenne 40 000 les années précédentes.

 

Cela est dû en majeure partie au climat, la météo clémente de février et les fortes pluies du printemps ayant impacté la pollinisation et la floraison. La canicule de l'été a également joué un rôle important, car les fortes chaleurs ralentissent la production de nectar.

Une récolte 2020 exceptionnelle

Lundi 5 octobre 2020, les éco-délégués du rectorat de Bordeaux ont assisté à une dégustation en avant première de la récolte 2020, supervisée par Vincent Dugarry.

Cette année, la colonie des abeilles a offert au rectorat 50 kg de miel , bien au-delà des prévisions , avant de quitter les ruches.

Cette production exceptionnelle , une fois repartie dans des pots de verre, régalera plusieurs centaines de gourmands et d'amateurs.

Visuel recolte miel

Visuel recolte miel 1

Une belle et délicieuse expérience reconduite l'année prochaine.

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